15/07/2005

EN ROUTE POUR L'ERE DU VERSEAU

 

Boulevard Adolphe Max, près des boîtes d’intérim, il y a un magasin de lingerie fine. Jarretelles, bustiers, culottes transparentes… C’est le contenu de la vitrine et il tout aussi efficace sur Toto que le Viagra sur Pépé. Juste à côté, il y a une armurerie. Flingues, mitrailleuses, arbalètes… On peut y passer à n’importe quelle heure, il y a toujours tout un tas de mecs agglutinés devant. Des connaisseurs qui commentent les détails techniques des armes, connaissent le nombre de balles crachées à la seconde, dans l’armée de quel pays l’engin est utilisé…

 

Ca m’a toujours fait marrer, parce qu’à côté, devant les dentelles, à part de temps à autre une boma genre Joan Collins, il n’y a jamais personne. Or, comme il m’arrive de philosopher, je me suis souvent dit que le monde irait bien mieux si les types d’à côté venaient plutôt ici faire leur cirque. Ce serait pareil, une simple discussion entre individus passionnés. Mais plutôt que de gagatiser style « ça te découpe un éléphant à 1 kilomètre 5, alors faut pas demander ce que ça te fait sur un homme à bout portant… », les mectons causeraient du temps que ça demande de dégrafer un Cœur Croisé.

 

Ils compareraient leurs connaissances du balnéaire, discuteraient de ce qui sied le mieux à leur sens de l’esthétisme érotique : un bronsonien 85A ou un fellinien 120H ? Tout cela ne serait que sensualité et sympathie, une véritable antichambre de l’Ere du Verseau. Evidemment, un effort de courtoisie s’imposerait, car il est sinon évident que celui qui lâcherait par mégarde « 120H ? Verdeke, je ne voudrais pas que ma moukère ait ce calibre de grosse vache ! » se ramasserait vite un carreau d’arbalète dans le front s’il devait s’avérer que la femme, ou pire, la mère de son interlocuteur, s’avérait porteuse de telle générosité pulmonaire.

 

Mais soit, vous avez capté le message. Love.  



14:56 Écrit par dikke jiss | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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