24/07/2005

SCHIELDE VRIENDEN FUCK OFF

 

Le Reich de Belgique, quelle vaste blague ce sera. La messe en flamand, l’invasion de Torremolinos par nos glorieux paras. Le short obligatoire jusqu’à 18 ans, Bruxelles vendue aux Eurocrates et Dixmuide comme capitale. Dans les rues, des lions sacrés, comme les vaches en Inde. Mais des lions aux culs cousus, car une rue de Vlaanderen est une rue qui blinque comme une gamelle de scout avant la klouche de waterzoi.

 

Des mégaphones attachés aux façades qui chanteront les joies de la babelutte et de la Rodenbach. Une ode au Groote Lijder écrite par Eddy Wally et existant en autant de versions qu’il n’y a d’occasions : symphonique pour les mariages, oumpapa pour manger du boudin au critérion cycliste, new-beat pour danser patriote au Macumba de Weteren, met André Rieu au violon pour accompagner les derniers instants de tout habitant de Vlaanderen-Noord.

 

Bien sûr, il y aura aussi de grandes tribulations : une Résistance valeureuse et ardente d’allochtones en Vlaanderen-Zuid, menée par Van Cau, sa jambe de bois et sa mitraillette FN. Des opé clandé visant à couler les kayaks des plaisanciers nordiques sur la Semois et l’Ourthe. Des phrases-codes pour préparer la contre-offensive diffusées sur Radio Libre Chevauchoir : Le sanglot long des sangliers fait pleurer Tchantchès et Nordine. Des martyrs…

 

A l’instar de Guy Lemaire, fusillé après avoir refusé de parler avec enthousiasme du parc Bobenjaanland dans TV-Tourismus. Plus tard, quand les Casques Bleus protégeront le Waroc Indépendant, la phrase type du fier habitant sera : j’ai nin vendiou de pipe aux Flamins, mwé, hein, didjou de zob de boyarnimouk.

 

Isolé et moqué, le Reich de Vlaanderen ne sera plus qu’une sorte de petit Monaco hygiéniste et cycliste ; une Suisse moins rock and roll encore. Un Paradis pour le Grote Lijder, un république en speculoos pour son VB.

 

But in Heaven, nothing never happens, se rappeleront les jeunes révolutionnaires. Avant de regretter Gainsbourg et le couscous. En de wiel te draaïen…


22:58 Écrit par dikke jiss | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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