20/03/2006

 1 MILLIARD ET DEMI DE CLIENTS SATISFAITS

 

Histoire de briller dans la société libre-échangiste et mondialisée qui se profile, il est plus que temps d’apprendre le double langage chinois à nos chères petites têtes blondes… puisque voilà bien un marché d’avenir à côté duquel il serait typiquement wallon de passer.

 

Leçon 1 : négocions à très haut niveau.

 

Ne dites pas : « j’ai en stock quelques carlingues de zinc toutes pourravées  par l’amiante et de vieux wagons Corail dont je ne sais que foutre. Un coup de peinture rouge et ça donnera un aperçu de modernité à vos gueux des Provinces Extérieures. Combien tu raquerais pour ça, Si Trong Jon ? »

 

Dites : « Très honorable Leader, pour le paiement, faites donc comme l’exige les préceptes communistes : un bon petit million sur le plus grand nombre de mes comptes off-shore. »

 

Ne dites pas : « L’opinion publique de mon pays me presse de vous demander des nouvelles des dissidents emprisonnés en 1989. Vont-ils bien ? »

 

Dites : « Vous savez, Très Honorable Long Marcheur, sauf Pretty Woman 2 –et encore, si c’est avec Julia Roberts- Richard Gere semble condamné à jouer du sourcil dans des films avec des mites géantes et des flics à la retraite. D’ailleurs, encore 10 ans et il peut faire le Retour de La Momie sans maquillage…»

 

Ne dites pas : « Le Dalaï Lama, quelle sagesse… »

 

Dites : « Ce gros puceau déguisé en supporter de l’Ajax me fait bien rire avec son remake de Ghandi. La non-violence, je suis contre. Vous avez bien raison d’écraser le moindre de vos opposants au char d’assaut. »

 

Ne dites pas : « Grand dieux, je n’irais jamais acheter de cravate ailleurs qu’à Bond Street. Vous imaginez une négociation de haut niveau sans cravate de Bond Street. Mes interlocuteurs me prendraient pour un radin collectiviste… »

 

Dites : « Oui, on va embarquer 150.000 caisses de vos chemises hawaïennes en toile de jute. Je vais même en mettre moi-même, tiens, à la prochaine Fancy-Fair de l’école du petit. C’est du costaud, hein : si je fais une tache avec la Sangria, je peux frotter énergiquement, il n’y a que la couleur qui part… »

 

15:56 Écrit par dikke jiss | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/03/2006

POUR MON TABERNAK DANS TON CALISSE

Connaissez-vous les publicités Beliris ? Elles passent sur Télé-Bruxelles et vantent ces accords de coopération dont je n’ai toujours pas compris le tiers de la moitié du quart du principe mais qui, en très très gros, transforment généralement un bête trou tout pourri en tour de verre poli… Bref, en plus urbain, c’est une combinaison du vieil effet Impulse et de la Tornade Ajax. Avec sans doute aussi un zeste de Principe Bakshish… Mais ça, c’est une autre histoire…

 

Ces publicités Beliris fonctionnent sur un principe aussi simple que débilitant, en 3 temps :

1/ une connasse bobo filmée à Molenbeek en noir et blanc tremblotant façon Lars Von Trier se plaint des voitures, des avions, des grues, du gris, des colleurs d’affiche, de la STIB, des pigeons, de Godzilla... C’est généralement sensé se passer en 1991.

2/ Un intermittent du spectacle drapé d’un ciré jaune se fait passer pour un entrepreneur et lâche deux, trois conneries du style « là, on a planté 35 orangers du Paraguay » ou encore « ici, on va creuser un parcours de skateboard en site propre ».

3/ La même connasse bobo cette fois filmée au Wolvendael en couleur extra-flash se fait pipi dessus : elle adooooore le renouveau de son quartier et remercie Beliris d’avoir passé au karcher toute cette grisaille. C’est généralement sensé se passer en 2006 mais la connasse bobo n’a pas pris une ride (sans doute l’effet d’un bon régime au kiwi).  

 

Tombe alors le slogan : « Beliris, pour une ville où vos enfants grandissent ».

 

Le summum de l’infantilisation, de la branlette politico-tictoc démago, la brique dans le bide… Nianiania… Alors là, moi, pour calmer mon envie de balancer une benne à ordure dans son parterre de crocus, à la connasse bobo, son régime au kiwi et sa propagande neuneue, je me suis inventé un bon petit jeu : trouver un slogan rimé à la fois plus idiot et plus conforme aux réalités du terrain bruxellois. On zyva :  

 

BELIRIS

« Pour des trottoirs où les vieillards glissent »

« Pour des cerisiers contre lesquels les chiens pissent »

« Pour des projets que seul Henri Simons applaudisse »

« Pour une ville à l’architecture lisse »,

« Pour des briques que les tags salissent »

« Pour des pots-de-vins plein de malice »

21:51 Écrit par dikke jiss | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

09/03/2006

TOUT VA TRES BIEN, MADAME LA...

En ayant assez bien ras mon aardappel d’être un argent dormant et ressentant le long du portefeuille l’envie de replonger dans le grand bain du journalisme de comptoir, je m’en suis allé agiter à Zaventem mon gros micro sous le nez d’Anne-Marie Lizin alors qu’elle revenait de sa promenade d’agrément à Guantanamo Bay. Un peu lâchée après avoir sifflé la caisse de Bacardi offerte par Donald Rumsfeld en guise de retour d’ascenseur, notre présidente du Sénat s’est montrée un poil plus confidente que dans les journaux officiels : « Dans nos prisons belges, le papier de toilette est proche de l’émeri, c’est affreux ! A Guantanamo, les détenus ont droit à du PQ de luxe, présenté non pas en rouleau mais sous forme de livre relié –comme c’est original !- et chaque couche est une jolie feuille avec dessus de la calligraphie arabe en guise de décoration… »

« La situation des prisonniers s’améliore, oui, oui, oui, oui ! Dorénavant, les Américains éteignent la lumière et la techno quand c’est le quart d’heure du dodo… »

« L’ambiance est presque conviviale. Ils ont des petits jeux complètement wizz, comme Touche-Chienchien. Le truc, c’est comme à chat mais avec un rottweiler affamé. Il faut trouver un endroit où le toutou ne peut pas vous toucher. La présence de barbelés et de clôtures électriques présente une difficulté supplémentaire… Mais ce n’est pas pire que Fort Boyard et d’ailleurs, si c’était moi, je préfèrerais de loin jouer avec un chienchien que tripoter des mygales. »

« Les méthodes d’interrogatoire sont désormais plus soft, oui, oui, oui, oui ! Si le prisonnier continue affirmer ne jamais avoir rencontré Oussama Ben Laden après 4 ans de pentothal, d’électrodes et de torture, on se contente de coups de bottin pour lui faire cracher où est le Mollah Omar. »

« Oussama et moi, on a quand même un truc en commun, hihihi. Dès que le gouvernement foire, je sors une connerie de mon grand chapeau et toutes les têtes se tournent vers Huy pendant que la pilule fédérale se dissout dans le grand verre d’eau, mouhahahaaaaaaaaaaaa… »

18:32 Écrit par dikke jiss | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |