24/07/2005

PREPARONS LES ELECTIONS

 

Un beau jour de printemps, Laurette la Petite Fée partit visiter son ami Elio Le Lutin un panier de paupiettes sous le bras. Poussant la porte de sa maison de pains d’épices, elle le trouva dans sa chambre à coucher avec (1) occupé à le (2) violemment. Assis dans un coin, Gros Loulou, le garde-champêtre, regardait la scène d’un air goguenard en chipotant ses grosses (3) pleines de (4) juteuses.

 

Laurette, élevée dans la pudeur du (5) hésita un court instant avant de se mettre à (6) l’imposante (7) proposée par un Loulou très en verve. Très vite, elle prit en fait du plaisir à faire aller et venir les (8) dans sa (9) et finit même par émettre des petits (10) d’un plaisir purement (11) qui ne fit que davantage (12) les hommes présents. Leur excitation à satisfaire leurs (13) gorgés d’un violent désir (14) devint immense et c’est dans une sorte d’orgasme (15) qu’ils finirent tous, exténués mais heureux, par parvenir à (16).

 

Tu sais ce qui est bon, Petite ?, demanda Loulou à Laurette après avoir abondamment éclaboussé sa poitrine de (17) et demandé à ses amis présents de tous sortir leurs (18) pour (19) cette malencontreuse souillure. Non, dit Laurette, qu’est-ce ? -C’est qu’on s’attache aux (20), expliqua Loulou, et qu’ensuite, on empêche le (21) de pénétrer le (22).
 
Waow, c’est cool comme idée, s’exclama Laurette, je peux en parler à mes amies du (23) ? Bien sûr, dit Loulou, au plus on comptera dans nos rangs de (24) salopes, au mieux ce sera.
 
Moralité : c’est unis qu’on leur mettra dans le (25), aux fascistes !
 
Mots à replacer : 1/Bert Anciaux, 2/sermonner, 3/fardes, 4/propositions, 5/ socialisme, 6/ travailler, 7/réforme, 8/idées, 9/tête, 10/signes, 11/intellectuel, 12/motiver, 13/militants, 14/réformateur, 15/idéologique, 16/un accord de principe, 17/café, 18/mouchoirs, 19/éponger, 20/principes démocratiques, 21/Vlaams Blok, 22/ Parlement, 23/PS, 24/gens combattant ces idées, 25/cul.


23:02 Écrit par dikke jiss | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

SCHIELDE VRIENDEN FUCK OFF

 

Le Reich de Belgique, quelle vaste blague ce sera. La messe en flamand, l’invasion de Torremolinos par nos glorieux paras. Le short obligatoire jusqu’à 18 ans, Bruxelles vendue aux Eurocrates et Dixmuide comme capitale. Dans les rues, des lions sacrés, comme les vaches en Inde. Mais des lions aux culs cousus, car une rue de Vlaanderen est une rue qui blinque comme une gamelle de scout avant la klouche de waterzoi.

 

Des mégaphones attachés aux façades qui chanteront les joies de la babelutte et de la Rodenbach. Une ode au Groote Lijder écrite par Eddy Wally et existant en autant de versions qu’il n’y a d’occasions : symphonique pour les mariages, oumpapa pour manger du boudin au critérion cycliste, new-beat pour danser patriote au Macumba de Weteren, met André Rieu au violon pour accompagner les derniers instants de tout habitant de Vlaanderen-Noord.

 

Bien sûr, il y aura aussi de grandes tribulations : une Résistance valeureuse et ardente d’allochtones en Vlaanderen-Zuid, menée par Van Cau, sa jambe de bois et sa mitraillette FN. Des opé clandé visant à couler les kayaks des plaisanciers nordiques sur la Semois et l’Ourthe. Des phrases-codes pour préparer la contre-offensive diffusées sur Radio Libre Chevauchoir : Le sanglot long des sangliers fait pleurer Tchantchès et Nordine. Des martyrs…

 

A l’instar de Guy Lemaire, fusillé après avoir refusé de parler avec enthousiasme du parc Bobenjaanland dans TV-Tourismus. Plus tard, quand les Casques Bleus protégeront le Waroc Indépendant, la phrase type du fier habitant sera : j’ai nin vendiou de pipe aux Flamins, mwé, hein, didjou de zob de boyarnimouk.

 

Isolé et moqué, le Reich de Vlaanderen ne sera plus qu’une sorte de petit Monaco hygiéniste et cycliste ; une Suisse moins rock and roll encore. Un Paradis pour le Grote Lijder, un république en speculoos pour son VB.

 

But in Heaven, nothing never happens, se rappeleront les jeunes révolutionnaires. Avant de regretter Gainsbourg et le couscous. En de wiel te draaïen…


22:58 Écrit par dikke jiss | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/07/2005

GATTACA, GATTACA, VOILA LES DALTON

Lu sur le Fil Info du Soir en Ligne, ce 21 janvier 2005 : « Les enfants dont la famille regarde des chaînes de télévision ou de radio populaires, sont 2 fois plus susceptibles de se retrouver dans l'enseignement professionnel que ceux dont les familles choisissent des médias publics ou plus pointus. C'est ce qu'écrivent Marc Elchardus et Jessy Siongers dans une étude sociologique parue dans "The Netherlands journal of Social Science ».

 

Et bien voilà, plus de discussion possible, c’est donc scientifiquement prouvé : ton père et ta mère regardent un peu trop Vidéo Gag ? Hop, tu feras dans le diesel et le cambouis ! Ton tuteur ronfle chaque soir devant Arte ? T’inquiètes, ça ne t’empêcheras pas de briller dans la finance internationale !

 

Je caricature, bien sûr. Je ne connais rien de cette étude, ni son protocole, ni ses observations quant aux résultats certainement tronqués par la pratique du zapping. Son principe me fait rire parce qu’il paraît tellement rassurant, déterministe : plus de place au hasard des rencontres ou des crises existentielles. Zappés de l’histoire, les classes de 50 élèves et les vieux débris barbants qui servent de profs.

 

On serait pourtant étonnés du nombre de cancres qui brilleraient si l’enseignement n’était pas à ce point merdique, démotivant et parfois franchement carcéral. Grosse poilade aussi devant cette obsession de la chaîne publique valant mieux que la privée. Comme si il valait mieux pour son avenir voir jouer Laurence Bibot avec les couilles de son chat plutôt que Pascal Vrebos avec celles d’un ministre en fonction. Comme si Les Guignols de l’Info n’étaient pas plus vitaux à l’épanouissement d’un jeune cerveau qu’un épisode de ces deux suppositoires de Cordier, Père et Flic ou je ne sais quoi…

 

Bref, je doute beaucoup devant de telles études. Sauf sur un point : les jeunes adolescents passant plus de 3 heures par jour sur Plug-TV sont tous susceptibles de plus tard avidement consommer de la cocaïne. 


18:45 Écrit par dikke jiss | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |